jeudi 25 juin 2009

49. Nuit d'été .

Ca a toujours été difficile pour moi de commencer un texte. Une fois partie, plus de problèmes. Ceux-là viennent pour les premiers mots qui vont vous plonger le temps de quelques secondes dans mon univers.
Mais comme vous devez en avoir l'habitude, je ne suis pas venue ici pour vous parler de mes divers problèmes d'écriture, surtout que l'inspiration revient timidement ces derniers temps (d'où peut-être mon envie de poster une petite chose sur ma page... Un peu de neuf de temps en temps, ça fait du bien non ?). Je pars donc pour un article qui va vous parler de petites choses par-ci par-là, histoire de...

Bref, ne nous éternisons pas là dessus, on a trop peu de temps pour ça.
Temps, justement. Je n'imaginais pas que cette année passerait si vite. Me voilà déjà à la fin de mon année de seconde, dans une classe qui va décidément terriblement me manquer. Je suis tout simplement impressionnée de m'être si vite attachée à autant de personnes, et je n'arrive pas à me rendre compte que c'est définitivement terminé.
Et ce vide trop vite arrivé m'a rappelé à quel point le temps passait vite. De se dire que dans deux ans, quand ce sera l'heure de partir vers des chemins complètement différents pour tous, ce sera encore plus dur. De se dire que deux ans peuvent paraitre longs mais qu'au final, dans 20 ans on aura l'impression que cette journée d'aujourd'hui se déroulait il y a quelques jours. Que le temps de songer à ce que pourrait être son avenir, on serai déjà dedans. De se demander si on perdra contact avec ceux qu'on aime, ou si on continuera à les voir...
Autant de questions qui resterons sans réponses pour le présent.

Le monde tourne dans ton dos et se fout bien de toi...
(L'anonymat - Tournée Générale)

Ce matin, il fait beau, comme depuis quelques jours. Je me suis levée tôt pour écrire, encore et encore. Le matin et la nuit sont mes inspirations. Je suis pratiquement incapable d'écrire en pleine journée, c'est comme ça. Le silence qui y est lié m'influence surement.
J'aperçois des envies qui naissent au fur et à mesure que le temps passe. J'aurai voulu apprendre le piano. Enfin comme on dit rien n'est jamais trop tard mais comme je viens de le dire, demain sera finalement si loin qu'il est peut-être déjà trop tard. On verra bien. (namm* : Penser quand même à réussir à gratter quelques morceaux à la guitare)
J'hésite encore à faire certains choix qui sont pourtant primordiaux. Il faut que je sache ce que je veux, ce dont j'ai vraiment envie. J'ai deux mois et demi pour y réfléchir, et peut-être me lancer, de toute manière je n'ai rien à perdre. Qu'est ce qui m'en empêche alors ? Mon étrange timidité. Cette timidité que peu de gens me connaissent, mais qui pourtant est là, bien présente.


[... Please Try Again ...]


Me revoilà ce soir. Quelques heures sont passées, j'avais laissé ces mots en suspend.
Je suis allée fouiller dans le grenier de mes souvenirs, j'y ai retrouvé des tas de papiers qui dataient de plusieurs années, mes vieux journaux, mes vieilles confidences...
Tout un bordel que je me suis empressée de déchirer, puis de jeter à la poubelle, tirant un trait sur ces diverses traces de mon passé. C'est comme ça.
J'ai ouvert les tiroirs, vidé les cartons, tout foutu par terre.
C'est étrange comme toutes ces vieilles choses peuvent vous faire de l'effet. Des trucs sans importance qu'on se demande pourquoi on a gardé, des autres plus nostalgiques qui avaient encore une histoire, certains dont on ignorait l'existence ou encore ceux qu'en revoyant/relisant nous font éclater de rire par leur connerie profonde...

Je me replonge lentement dans l'univers de Tournée Générale, avec l'album live. Petit frisson, cet album que, sans savoir pourquoi, je n'écoute presque que l'été, me replonge dans cette ambiance douce d'une nuit d'été éclairée, avec un peu de monde à côté, pendant que vous profitez d'être seule.
C'est une promenade dans une rue déserte alors qu'on entend une lointaine musique animée dans un bar pas si loin.
Ces nuits d'été allongée dans un hamac avec vue sur une vallée, et toujours imperceptible mais présente, une musique. Ces nuits d'été où on prend le temps penser avant de plonger dans les bras de Morphée. Ces nuits d'été qui vous emportent. Ces nuits d'été qui vous font penser que tout est possible...



C'était comme des étincelles de joie de vivre. Pétillantes mais Intouchables .


* Note à moi-même

1 petites traces de votre passage:

Johara a dit…

J'ai l'impression d'écrire . Nos pensées sont mêmes . Nos actions .

Tout les soirs je regarde ta carte postale . Et je me dis que la distance nous séparera jamais . On est ces amitiés qui commencent après le lycée, dans les grandes routes . Que notre histoire ne fait que commencer . Que je t'aime pour l'éternité . Parce que tu es mon Sang .